Source: Parks and Rec - NBC
Alors que l’isolement social est désormais reconnu comme un enjeu majeur de santé publique, notamment chez les personnes âgées, une équipe de la Hong Kong Polytechnic University explore une piste à la croisée de la technologie et de l’émotion : développer des robots capables d’associer une parole empathique à la diffusion de musique, afin de susciter un véritable sentiment de présence. Lors de plusieurs sessions d’interaction menées auprès de participants cantonais, ces robots « musicaux » ont été perçus comme plus humains, plus chaleureux, presque plus présents socialement. Comme si l’ajout d’une simple bande-son suffisait à métamorphoser une machine en interlocuteur crédible.
L’enjeu, lui, est tout sauf symbolique. Une étude publiée en 2015 par la psychologue américaine Julianne Holt-Lunstad montre que l’isolement social augmente le risque de mortalité prématurée de 26 à 32 %, un impact comparable à celui du tabagisme ou de l’obésité. Sur le plan économique, la solitude et l’isolement social représentent aussi un fardeau significatif pour les sociétés. Une revue systématique récente des coûts de l’isolement social estime que les dépenses de santé et les pertes de productivité liées à la solitude peuvent atteindre entre 2 milliards et 25,2 milliards de dollars par an dans les pays étudiés, selon les méthodologies retenues.
Source: Mr Robot - USA Network
La prochaine génération de formations en cybersécurité ressemblera davantage à un MMORPG qu’à un module e-learning. En tout cas c'est ce qu'avancent deux chercheurs de l'Université du Colorado à Denver qui, face à la sophistication croissante des attaques, propose un concept ambitieux : l’agentic metaverse. Derrière ce terme un peu barbare, une idée simple mais puissante : combiner des environnements immersifs type métavers avec des agents IA autonomes capables d’improviser, d’attaquer, de défendre, de coacher et d’adapter les scénarios en temps réel. Concrètement, cela s'apparente à un terrain de jeu immersif où des agents simulent des ransomwares, des menaces internes ou des attaques étatiques, pendant que les apprenants prennent des décisions sous pression.
L’IA observe, ajuste la difficulté, génère des feedbacks personnalisés et modifie le scénario en fonction des choix effectués. On ne répond plus à un quiz, on démontre ses compétences en situation. Le prototype, testé auprès de 53 professionnels de la cybersécurité, a suscité un enthousiasme massif avec plus de 90 % jugeant le concept efficace. L’intérêt de s'appuyer sur l'IA agentic ici est de permettre simulations non scriptées, où les agents IA coévoluent avec les apprenants. On passe donc d’une formation statique à un environnement vivant, capable d’anticiper les skill gaps et de personnaliser les parcours.
Source: The Simpsons - Fox
Cette semaine, notre radar pointe en direction de l'Australie où l'on découvre le lancement d'un projet de VR développé par University of Queensland en partenariat avec National Injury Insurance Scheme Queensland afin d'aider les personnes vivant avec une lésion médullaire à s’entraîner à 'mieux' gérer les chutes dans les environnements du quotidien. Le principe est simple : utiliser l’immersion pour répéter des situations critiques (perte d’équilibre, obstacles urbains, transferts) dans un cadre sécurisé, afin de renforcer les réflexes, la confiance et l’autonomie. Le programme est évidemment co-conçu avec des utilisateurs de fauteuil roulant et des cliniciens de terrain pour une approche participative qui évitera (on l'espère) l’écueil classique de la “tech solution” déconnectée des besoins réels.
Cette initiative s’inscrit dans une continuité d’expérimentations menées à University of Queensland sur la VR appliquée aux utilisateurs de fauteuils roulants. En 2024, un projet explorait déjà comment la VR pouvait aider les utilisateurs à choisir leur fauteuil motorisé et s’entraîner à le manœuvrer. Co-conçu avec des utilisateurs expérimentés, le projet proposait de tester différents modèles dans des environnements simulés, afin d’éviter les contraintes liées à la disponibilité limitée de fauteuils en centres de rééducation et de sécuriser l’apprentissage des déplacements dans divers contextes. Si les résultats sont concluants, ce type de dispositif pourrait redéfinir la manière dont on aborde la rééducation intensive : moins d’exposition au danger réel, plus de scénarios simulés et une montée en compétence progressive dans un environnement maîtrisé.
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